C.A. Paris bat Club Français : 3-0 Au stade de Paris, à Saint-Ouen, et devant 3.000 spectateurs, le C.A. Paris a pris sa revanche du match aller sur le Club Français. Ce match consacre la victoire de l'équipe ayant fait preuve du meilleur moral. Les deux équipes se présentèrent dans la formation annoncée, sous la direction de M. Van Thigem. Le Club domine d'abord, mais il semble que sa ligne d'avants ne fait pas preuve de sa belle cohésion habituelle. Dargues fournit un travail considérable, mais il joue trop en retrait et comme Parkes est trop lent, Haas et Sentubéry ne se montrèrent pas dans un bon jour. A noter un beau shot de Haas et une tête de Parkes. Le Cercle descend de temps à autre et si le jeu fourni par ses avants est moins académique que celui pratiqué par ceux du Club, il se montre dangereux à maintes reprises. A la 24 minute, sur centre d'Ouvray, Claizergues ouvre la marque. Le Club semble alors baisser de pied et le C.A.P., pendant 10 minutes, prend la direction du jeu. A la reprise le C.A.P. joue à quatre demis, Fontaine quittant la place d'ailier gauche. Dupuis sauve d'un beau plongeon un shot très dur de Parkes. Cependant sur une belle descente de la ligne d'avants du Cercle, Langillier marque des 18 yards un joli but. Ce second but stimule les Capistes. Les Clubistes semblent jouer battus et s'énervent de ne pouvoir marquer, quand un incident se produit, Quointeau est prié de quitter le terrain. Le motif ? Je n'ai rien vu d'anormal, mais l'arbitre est seul juge, inclinons-nous ! Kreitz, qui prend l'arbitre à partie, est prié de se retirer à son tour. Le Club continue à 9 et Parkes, passé arrière, ne peut empêcher Claizergues de marquer un troisième but. Au Club, seul Dufour fit une belle partie. Les demis furent très faibles et les arrières Huvier et Quointeau durent les suppléer souvent. Au C.A.P., Claizergues se distingua dans la ligne d'avants. Il forme avec Ouvray une aile dangereuse. Langillier au centre fit une belle partie. Les demis et les arrières tinrent convenablement leurs places. Mais ce qu'il faut surtout admirer dans cette équipe, c'est son moral. Il est dommage que ce match, qui s'annonçait si intéressant, se soit terminé au milieu des cris des spectateurs, alors qu'il n'y avait plus de jeu, mais une partie de gagne-terrain. — G. Duhamel.